18 novembre

Voilà bien longtemps que je n’étais pas allé à Akihabara qui devient de plus en plus policé, c’est à pleurer. Enfoiré d’Ishihara, roi de la normalisation.
Sur les sept rencontres du jour, en voici deux, tout aussi représentatives de ce quartier qui compte son lot d’otaku.

Yuta, 22 ans, salarié
Il sortait d’un magasin de figurines et en avait acheté trois. Je lui ai demandé de sortir celle qu’il préférait et de la tenir dans ses mains. Il s’agissait d’une jeune femme à la tenue ultra-sexy, vaguement déguisée en chat, issue d’un anime que je ne connaissais pas. Yuta travaille déjà dans l’ingénierie et réalise des pièces via CAD. Malheureusement, pour le moment, l’usine est en réfection et il fait plutôt un boulot de secrétariat. Je pense aussi qu’il n’a pas voulu m’avouer qu’il est encore en stage car il est très jeune et est sorti de son école professionnelle il y a peu. Il vient relativement souvent à Akihabara. Bien qu’il avait trois figurines dans son sac, il m’a dit que sa chambre n’en comptait pas beaucoup… mais son vrai dada, c’est les jeux sur PS3. Ça, c’est tous les jours ! Il est originaire de Kyoto mais vit à Tokyo depuis l’école primaire.
Cedric Riveau

Yuji, 26 ans, IT
J’ai découvert un marché aux puces à Akihabara après 11 ans passés à Tokyo… C’est Yuta qui m’en a parlé et j’ai couru après l’avoir quitté. J’y ai fait de belles rencontres dont celle de Yuji qui tient un étalage de figurines, dvd et autres produits dérivés du monde des anime à chaque fois qu’il y a une brocante à Akiba. Il fait cela depuis un an et demi et a l’air de s’éclater. Dans les faits, il est programmeur du lundi au vendredi. Il vient d’Iwate mais vit à Tokyo depuis longtemps. La maison de ses parents a un peu souffert du séisme du 11 mars mais l’essentiel est que ses parents soient toujours vivants.
Cedric Riveau

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